Vous êtes déconnecté(e).
Se connecterVous êtes déconnecté(e). Identifiez-vous pour profiter de l’ensemble des avantages de votre inscription
Se connecter
Cet été, la mythique salle du Chaudron au Portel s’apprête à accueillir un événement culturel d'envergure. Le mercredi 1er juillet prochain, la Ville du Portel présente une adaptation totalement inédite de La Belle Hélène, le célèbre opéra-bouffe de Jacques Offenbach, portée par le chœur et l’orchestre Opal Sinfonietta.
Créée à Paris en 1864, l'œuvre originale utilise les codes de la mythologie grecque pour dissimuler une satire féroce de la société. Un terrain de jeu idéal pour le compositeur, comme le rappelle le metteur en scène de cette nouvelle production, Romain Pascal :
« Jacques Offenbach aime bien se moquer des puissants… Puisqu’ils ne lui ont, toute sa vie, accordé que mépris et censure. Avec La Belle Hélène, l’occasion est, pour lui, rêvée de s’en donner à cœur joie pour se moquer des dérives de ce Second Empire qui le dédaigne tant ! »
Une farce moderne ancrée sur la Côte d’Opale
Dans cette relecture audacieuse, la Grèce antique laisse place aux paysages et à l'atmosphère de la Côte d’Opale. L’intrigue est transposée au cœur de notre quotidien régional, truffée de clins d’œil à l’actualité locale. Les rivalités guerrières de la guerre de Troie prennent ici une tournure résolument décalée, portée par l'énergie des musiciens d'Opal Sinfonietta, sous la direction minutieuse d'Enrique Segura.
Pour couronner cet ancrage local, un événement dans l’événement attend les spectateurs : le célèbre chœur de chants marins Les Vareuses Porteloises sera l'invité exceptionnel de la soirée, mêlant ses voix à celles de la troupe de solistes pour un moment de partage unique avec le public.
Derrière le rire, une question universelle : « Pourquoi se marie-t-on ? »
Au-delà de la parodie et de la légèreté apparente, la note d’intention du metteur en scène met en lumière la profondeur intemporelle de l’œuvre. La situation d’Hélène, unie à Ménélas par obligation, résonne à travers les siècles.
« La banalité d’une épouse qui s’est unie par obligation et non par passion traverse les âges et pose une question essentielle et universelle : pourquoi se marie-t-on ? Raison ou amour ? » interroge Romain Pascal.
C'est ce voyage émotionnel que les spectateurs s'apprêtent à vivre au Chaudron. « Dans le cadre de notre production, deux êtres humains, Pâris (Grégoire Mour) et Hélène (Camille Bauer), se rencontrent. Au-delà de leur raison sociale et de leur statut, ils éprouvent une telle attirance que leur vie et, en l’occurrence, le sort de l’Humanité en seront à jamais changés. Entourés de joyeux lurons ne jurant que par le sang et la guerre, ils essaieront de trouver les moyens de fuir et de s’aimer. »