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À la Halle de Paris, le tambour-major des gardes françaises, Raflafla, rêve d’épouser l’une des trois « dames du marché des Innocents » — La Madou, la Poiretapée ou la Beurrefondu — afin de mettre fin à ses embarras d’argent.
Mais ses avances restent vaines : toutes lui préfèrent Croûte-au-Pot, jeune et séduisant gargotier épris de Ciboulette, une jeune marchande orpheline. S’ensuit une farce rocambolesque et savoureuse, fidèle à la grande tradition des opérettes d’Offenbach, où le jeu des interprètes fait éclater tout le théâtre et le comique des situations.
Cette opérette-bouffe fut créée le en 1858. « Au trio de chanteurs travestis, source éternelle de comique plus ou moins fin, s’ajoutent un livret qui ridiculise les conventions du mélodrame (Ciboulette, enfant illégitime enlevée à trois mois, retrouve inopinément père et mère), et surtout une partition étincelante, où le compositeur pratique tous les styles dont il était le maître : chœur initial dans la vieille tradition des cris de Paris, air emblématique et entraînant (« Vive ces beautés sans égales, Vive les dames de la halle »), pastiche baroque (la sérénade à la lune), duetto amoureux d’opéra-comique, et une extraordinaire parodie de grand ensemble » (Laurent Bury forumopera.com