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LES MOTS DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE
« La Révolution s'opère par des actes, mais aussi par des mots. Dès 1790, le grammairien Chantreau s'étonne de l'impact des transformations en cours sur l'usage de certains termes ; les uns s'effacent (cens, seigneur, dîme), quand d'autres s'enrichissent de nouvelles acceptions (citoyen, aristocrate) ou apparaissent (lèse-nation, cocarde nationale). En revenant sur cette révolution des mots, et sur la manière dont elle a été perçue par les contemporains, la conférence rappellera comment le bouleversement politique, social et culturel des années 1790 transforme le vocabulaire en usage, mais aussi combien une partie des mots nouveaux s'efface dès le Consulat, et même avant. Les mots, d'une certaine manière, invitent à explorer autrement la Révolution française et ses legs. Hervé Leuwers»
Quelques mots choisis de la Révolution française tirés de ce numéro de la Collection « Que sais-je » dont Hervé Leuwers est l’auteur : Les 100 mots de la Révolution française, n°4308, édition 2025, Histoire, prix 10,00€
Prénoms révolutionnaires :
Au début de l’été 1797, lorsque certains députés demandent qu’on autorise les parents à changer « les prénoms révolutionnaires » donnés sous le « régime de la terreur », ceux-ci paraissent en voie de disparition. Tandis que les députés dénoncent avant tout les prénoms de Marat, Robespierre, Brutus ou Scaevola, ce sont aussi les Liberté, Lespérance, fraternité, Victoire, Fleurus, Tricolore, Pomme Mirabelle ou Artichaut qui disparaissent …..
Nation :
Quand à la veille de la réunion des États généraux, Robespierre invite « la nation artésienne » à reconquérir ses droits, l’avocat arrageois se réfère à une acceptation encore courante du mot qui renvoie aux « nations » ou « peuples » des différentes provinces du royaume : les Bretons, les Provençaux, les Normands…. Ces nations coexistent avec la « nation de France dont le roi se prétend le seul représentant…..
Sans-culotte :
De la constituante (1789-17991) l’appellation « sans-culotte » se diffuse pour désigner les soutiens populaires de la Révolution, qui n’ont pas les moyens de porter culottes et bas de soie. […] À partir du printemps 1792, le mot s’attache particulièrement aux patriotes des faubourgs de Paris puis à l’ensemble des militants des sections urbaines. Pendant les premières années de la République, les sans-culottes se distinguent par le port du bonnet rouge, l’usage du tutoiement …..